Archives de Catégorie: 3615 je te racontes ma vie

Alcool Fête et Rock’N’Roll

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A première vu, pas grand chose à voire avec la parentalité me direz vous… Et bien si au contraire.

Dans mes « jeunes années », j’ai bien profité: boite de nuit jusqu’à l’épuisement, soirée étudiante bien arrosé (pour ne pas dire noyé). Il y avait des potes dans tout les coins, pas un moment seule à la maison. A cette époque c’était clope/vodka (caramel of course)/pote/musique, et avouons le, c’était bien mais pas tant que ça. Malgré tout je n’ai jamais été à rouler par terre ou a en oublié où j’étais ni mes valeurs, et j’avais 20 piges dépassé.

Puis j’ai rencontré ma moitié, et déjà, la vie sociale a commencer à se corser. Moins disponible, beaucoup moins sexy (jalousie oblige!) et la vie de couple a pris le relais, non sans une certaine nostalgie de notre part. Et puis maintenant je conduit et entre boire et conduire il faut choisir… Et puis les soirées qui dégénèrent dépassé les 3g ça coût vite très chère en mobilier… Donc très peu pour moi.

Et la Pepette est arrivée, toute fraîche, toute belle, toute neuve. Et de alcool fête et rock’n’roll on passe à couche, crise dentaire et bave de bébé. Et la où on croyait naïvement que les amis se réjouiraient de notre bonheur, qu’ils viendraient voire la merveille grandir, qu’ils viendrais manger et rigoler avec nous une fois la petite couché, on se rend compte que nos samedi soire se résume à comater devant Hawaï 5.0.

Non pas qu’on se coupe du monde, bien au contraire on ne demande que cela. Pour l’instant c’est le monde qui se coupe de nous, enfin surtout de moi. Vous comprenez, je suis pas intéressante et surtout je suis chiante car « on peut même pas boire ni fumer ». Naïvement je croyais qu’on venait nous voire, pas uniquement voire notre réserve d’alcool. Et apparemment il n’y a aucune différence entre boire un verre entre ami (ce que j’apprécie énormément) et boire à rouler sous la table. La première option étant apparemment dénué de tout bon sens aux yeux de la populace locale. Et pour la clope, bah  c’est quand même pas compliqué, vous faite comme moi c’est dehors, je choisi de m’intoxiquer, pas d’intoxiquer ma fille.

Ah oui mais j’oubliais que malgré tout ce que l’on peut dire c’est avec l’alcool que la fête est plus folle, c’est tellement mieux de ne plus se souvenir de quoique se soit le lendemain, de se battre, de risquer sa vie et son permis, sans parler du danger pour les pauvres gens qui passent par la par hasard.

Me voilà donc bannis à cause de ce que j’appelle mon bon sens et ma conscience. Parce que « je vais encore faire une réflexion si untel ou intel décide de prendre sa voiture après plus de 2 verre ».

Mon dieu, j’ai beau savoir dans mon coeur que mes raisons sont justifié, je souffre d’être mise à l’écart, d’être celle qu’on ne veut pas invité, mon conjoint oui mais si je pouvais éviter de venir se serait pas mal. Mais biensur on ne me le dit pas en face, on me fait des ronds de jambe et des « ma chérie ». Rejetée sous prétexte que je ne sais pas m’amuser. Et pourtant si vous saviez… Si j’avais confiance qu’une soirée ne partent pas en vrille et que ma fille ne risque rien (ni sur le plan physique que psychologique) alors je pourrais encore vous surprendre tout en étant sobre et tout à fait lucide sur mes actions.

Avant j’avais une vie sociale… Mais ça c’était avant… Maintenant j’ai grandit, et vous??

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une mort pour une naissance?

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On en entend des phrases qui nous énerve lorsqu’on est enceinte mais celle ci est bien la pire…

Aujourd’hui j’ai envie de te parler de lui, du parrain de Pepette, du petit frère du bigouden en chef qui nous a quitté le 11/08/11, trois mois jours pour jours avant la naissance de la plus belle merveille du monde.

Je vais même te donner son prénom: Benjamin, 20 ans à peine et tout pour plaire, courageux, beau gentil serviable, des amis par centaines et une chérie absolument géniale, mais cela n’a pas suffit à le garder parmi nous. Des yeux à faire fondre un radiateur et un sourire qui faisait tournée la tête de toutes les nanas.

Mais c’était son choix et notre devoir maintenant c’est de respecter ce choix, malgré la peine et le chagrin. Plus d’une année a passé depuis son départ et un poids se forme toujours dans mon estomac en pensant à lui… Des larmes qui restent bloqué dans mes paupières sans réussir à en sortir.

Lui qui était tellement fière à l’annonce de ma grossesse n’en verras jamais le résultats, et ma fille ne connaitra jamais le son de sa voix, ses intonations, son rire.

Et pourtant ils se ressemblent tellement… Ils ont le sang fort dans la famille. Pepette fronce les sourcils comme son parrain, pour faire la dure, mais ça marche pas (comme son parrain). Une vraie tête brûlée! plus elle tombe plus elle recommence, comme il l’a fait pendant longtemps.

Mais cette phrase « une mort pour une naissance » c’est affreux, c’est culpabilisant. C’est faire croire à la future maman que si son bébé n’était pas la, l’être proche ne serait peut être pas mort. C’est rabaisser la maman, lui donner honte d’être enceinte.

La mort par elle même gâche la grossesse, aucun besoin d’en rajouter.

récit d’une fin… ou d’un début

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Tout a commencé tôt, très tôt même, à 26 SA, un choc psychologique, je dirais presque un état de choc, une mort…Ton parrain… Un manque de sommeil, le stresse, mes premières contractions arrivent, et après l’avoir perdu lui j’ai peur de la perdre elle. Mais le bigouden en chef, malgré sa douleurs et son chagrin, il a tout fait pour qu’elle reste au chaud encore quelques mois… Sous monitoring, à l’hôpital il lui a parler lui a murmuré des mots de papa et je me suis émerveillé de leurs relation qui commençait déjà. Les contractions sont parti comme elle sont venues.

A 34 SA, c’était reparti pour un tours! Le ventre dur et moi dans le brouillard le plus complet, j’arrive la bouche en cœur à la maternité ne croyant surtout pas à un début de travail, et puis de toute façon le bigouden est en mer donc c’est pas pour cette nuit! Et je suis têtue tu peux me croire car NON je n’accoucherais pas ce jours là! Pourtant les contractions sont restées, 4 ou 5 par heure… pendant 3 semaines, je te rassure hein je les sentais à peine, je suis pas resté à souffrir le martyre!

Comme je te l’ai déjà dit il y a quelques temps, mon placenta étant calcifié, et la pepette relativement pressée de voire le jours, je devais me rendre tout les 2 jours à la maternité pour un contrôle monitoring… Logique…Avec un col mou et dilaté de devoir faire 60km aller retour toutes les 48h… Mais bon, admettons…

Admettons que le bigouden en chef est en mer 5 nuits par semaines et que, évidement la conduite m’est dorénavant interdite (repos strict qu’ils disaient…) la solution? Maman à la maison, et je sais franchement pas si c’est la solution ou le début d’un nouveau problème ça…Mais bon, admettons…

Et le 11 novembre 2011 est arrivée, jours où  le sort à bien fait son boulot. Jours où le bigouden était en week end et ma mère était ailleurs… Jours où suite au monitoring et a ses nombreuses contractions affichée, le sage femme (bah oui pas LA sage femme bien LE sage femme), ce gentil garçon que je l’aime de tout mon coeur, lui s’est intéressé à moi, pas juste à mes contractions et au rythme de pepette, à moi, a cette fatigue accumulé depuis mes 26SA, à mes douleurs, à mon mal être de femme enceinte jusqu’au oreilles et à ma peur de la perdre à cause de mon satané placenta!  Car non, je ne suis pas bien enceinte, je suis atroce enceinte! J’ai mal partout, tout le temps, je suis une grognasse de la pire espèce! Je suis décérébré et mal dans ma peau (ma grosse peau)…

Alors quand se brave homme m’a dit: « ça vous dit d’accoucher aujourd’hui? », j’ai cru que j’allais le demander en mariage! Et la perfusion d’ocytocine a été posée.

Bien sur avec le recul j’aurais préféré avoir mes vraie contraction sans une aide médicamenteuse, mais même avec tout ce que je sais et mon gout actuelle pour le naturel, je crois que j’aurais accepter car vraiment je n’en pouvais plus.

C’est ainsi que finit ma grossesse et que commence sa naissance…

Une heure plus tard on me perçait la poche des eaux car le travail ne se lançait toujours pas (même en intra utero ma fille ne sais pas ce qu’elle veux…) et la, le VRAI travail a commencé, et en effet, ces contractions la je risquais pas de les confondre avec les autres! Et pendant que je souffrais (en silence en repensant à ma sophrologie) le bigouden lui se commandait tranquillement un petit Mc Do auprès de la famille qui commençait a arrivé en bas de la mater, comme ça ouais, peinard… Pour la peine ma fille arriveras avant le Mc Do! Bien fait!

On me poseras la péridurale après 2h30 de forte contractions. Je sais maintenant pourquoi j’ai choisit la péridurale avec tout ses inconvénients, j’avais peur. Peur de souffrir, de ne pas être assez forte, de ne pas être à la hauteur.

Heureusement pour moi le travaille ne s’est pas ralenti avec la péridurale, bien au contraire, 2heures après les douleurs revenaient dans tout mon côté droit, mais avant de rappeler l’anesthésiste, on m’examine. On voit ses cheveux (et elle en a beaucoup d’ailleurs!).

J’ai poussé 20 minutes et je l’ai attrapé pour aider sa venue au monde. Son père a tout vu, tout fait, tout soutenue. On m’annonçait un bébé chétif, elle est toute potelée, splendide, radieuse avec des lèvres toutes jolie bien roses.

Quelques minutes plus tard première mise au sein, une vraie championne. Elle a trouvé toute seule la bonne position et nous resterons ainsi plus de trois quart d’heure. Mon regard est collé à elle et je sais déjà que se sera ainsi tout le restant de ma vie…

Je suis Maman…

Mon allaitement… loupé

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Voila une grande frustration… Mon allaitement…

Je ne me suis jamais réellement poser la question d’allaiter ou non mon bébé, j’ai toujours su…. Je pourrais vous dire que je souhaitais le meilleurs pour mon bébé etc… Mais ça en fait, c’est logique. Bien sur que je voulais le meilleurs, mais pas seulement, mon corps est fait pour cela alors pourquoi s’en priver?? Et puis soyons honnête, 15 euros la boite de lait (de vache!) premier age, ça fait chère le biberon artificiel!! Et puis comme ça même avec une coupure de courant je pourrais nourrir la bête sans aucun souci de dosage ou de température!

La pudeur? Quelle pudeur? Lorsque j’entends les gens parler de pudeur pour l’allaitement cela me donne juste envie de rire (et de casser des dents…). On voit des nanas à poil pour vendre des yaourts et on va venir me prendre la tête pour 1/2cm² de peau? « Oh mon dieu cacher se sein que je ne saurais voire! » pfff la belle affaires! Donc oui j’allaitais en publique, et fièrement en plus (ne pas confondre, je ne m’exhibais pas non plus!). J’ai allaité pendant les soldes dans les magasins, j’ai allaité à Ikea, chez le médecin, dans la rue…Les plus gênés s’en vont et moi j’étais pas gêné.  Et le seul endroit où on m’a demander de sortir, (comble du comble!) c’est au urgence de l’hôpital! Autant vous dire que j’ai fait un carnage!

C’est grâce à une Seinte ( http://jesuisuneseinte.wordpress.com/) équipé de ses deux zouaves que mon allaitement a pourtant bien commencer malgré un engorgement immédiat… Ma puce dormant comme comme la belle attendant son prince, moi je priais pour obtenir un tire lait qui n’est jamais venu… Et pourtant, jamais de crevasse, jamais de douleurs… Mais un tire lait qui ne voulais pas tirer et un rythme de vie beaucoup trop élever… Durant trois moi j’ai allaité (à la demande of course!)  sans jamais réussir à tirer plus de 150ml par jours et par sein avec le tire lait… Ma puce est un ange, à 2 semaines elle dormais 7h par nuit ( et moi beaucoup moins vu la tension que j’avais dans les seins) et pourtant au tire lait, rien ne venait…

Je sais que je vais m’attirer les foudres, mais j’ai « dût » sevrer ma puce pour ses 4 mois lorsque j’ai repris le travail, sans réserve de lait et sans solution immédiate pour la nourrir en mon absence, je me suis senti coincé, quant à garder les tétés du soir, nuit et matin, ma lactation avait beaucoup trop baisser, surtout vu les nuits de Pepette…

C’est donc un échec personnel pour moi, et maintenant je m’en veux de ne pas avoir trouvé les solutions qui m’aurais permis de continuer mon allaitement le plus longtemps possible… la prochaine fois…

 

Pour la grossesse, faite le plein de stresse!

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Il était une fois, deux jolies bandes roses sur un test de grossesse… Et la c’est le début de la panique! Au début c’est tout beau tout rose, puis viens le temps des médecins, prises de sang, échographies etc. plein de mots sympa qui te feront peur pour tout mais surtout pour rien!

Si comme moi, la patience ne fait absolument pas parties de tes vertus, tu voudras ou a déjà voulut savoir si tout allais bien pour ton bébé en devenir, alors que tu en est à peine à 6 semaines d’aménorrhée! Dommage, à ce stade là on voit pas grand chose et quand le médecin t’annonce  » vous êtes sur de vos dernières règles? Je vois le sac mais pas l’embryon » toi tu entends « Oeuf claire » et quand il te dit « on se revoit dans 8 jours pour contrôler tu entends « fausse couche »… Oui oui je sais, je suis grave, on me le dit souvent…

S’en suit une longue, longue, mais alors très longue semaine et travaillant en laboratoire, j’ai dût faire 3 ou 4 BHCG (hormone de grossesse pour celles et ceux qui l’ignore), taux qui bien sur ne doublait pas en 48h…  Une catastrophe… Puis 8 jours plus tard un petit coeur tout plein de vie nous apparaissait à l’écran… Bilan : des cheveux gris et un budget mouchoir augmenté…

Quelques semaines plus tard, une prise de sang… Et non pas la Toxoplasmose, je suis immunisée (c’est moche hein?!), je veux ici parler de l’HT21 où par de savant calcule entre les différentes hormones, le tout associé à la clarté nucale (mesuré à l’échographie du 1ier trimestre), le medecin t’annonceras dans quelques semaines si la grossesse est (ou non) à risque pour la trisomie 21. Faut pas être pressé, environ 3 à 4 semaine pour le résultats…

Pour ma part au niveau médical, le stresse s’est un peu calmé pour les semaines suivantes, à condition de sentir ma pepette bouger évidement sinon c’était panique à bord!

Puis la 32SA est arrivée, avec son échographie… Placenta calcifié stade 3 qu’on m’a dit (« ah ok et? ») et petite tête (« et? »). Pour répondre à mes questions, juste une ordonnance sérologie CMV et un « on recontrôle  dans cinq semaines, mais vous n’irez pas à terme, surtout si bébé ne bouge plus vous venez tout de suite ».

Alors la, sous le coup de la surprise j’ai rien dit, mais une heure plus tard j’avais tellement de question que j’ai tout googliser… THE bêtise à pas faire! Bon, pour le CMV (veuillez comprendre CytoMégaloVirus) je savais déjà vu que je bosse en labo, en gros si tu choppe ce petit virus pendant la grossesse ton bout de chou il peut se retrouver handicapé et dans un sal état!

Pour le placenta, la c’était la pur panique, qui dit calcifié dit manque d’échange (oxygène, nutriments) mère/enfant avec risque d’arrêt cardiaque pour le foetus… et toi tu reste 5 semaines comme ça a surveillé que la pepette elle gigotte bien et à faire un monitoring tout les 2 jours à 25km de chez toi…

Et la bah t’es contente d’accoucher à 37 SA (mais ceci est une autre histoire….)

Une petite présentation

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Qui suis-je?

Eh bien je me présente, Bigoumam, 26 ans, jeune maman depuis bientôt neuf mois. Bretonne, ça je pense que cela paraissait évident. Non? Ah bon… Et bien maintenant vous le savez!

Depuis quelques temps je me ballade sur la blogosphère des mamans et pour l’instant, même si j’avoue que je suis morte de rire avec certain blog, je n’y ai pas trouvé ma place. Je ne suis ni maternante, ni mère vieille école.

J’ai allaité, pas assez à mon goût (mais ceci est une autre histoire… ). Je porte ma pepette en écharpe de portage mais pas non plus toute la journée… Je lui cuisine des petits pots Bio mais à l’occasion (crise de flemmingite aïgue) il lui arrive de manger de l’industriel (je vous dit pas la tête qu’elle me tire dans ses cas là). Le cododo? Très peu pour moi! Chacune son lit dès le début même si l’envie de la garder près de moi 24h/24h était très forte, j’avais besoin (non pas envie mais vraiment besoin!) que mon lit se soit notre endroit à son père et moi (que le notre en mode égoïste!). Quant au « laisser pleurer bébé »… Oui mais non… Quand j’entends que « ça fait les poumons »… Euh non désolé, les poumons c’est moi qui les ai fait et je les ai livrés en parfait état de marche! A l’inverse je ne me précipite pas dès qu’elle nous fait entendre sa douce voix colérique!

Contrairement à des centaines de femmes, la grossesse pour moi c’est loin d’être épanouissant (ceci est encore une autre histoire!). L’accouchement? Je comprend pourquoi on dit la délivrance!!! Mais ma vie de mère, je l’aime , je l’adore, que dis-je… je la surkiffe! Me levé la nuit? Même pas peur! Et puis de toute façon Pepette dors jusqu’à 10h le matin depuis ses 4 mois…. La veinarde…
Alors voilà, moi qui est toujours écrit sur des cahiers bien caché encore aujourd’hui, j’ai décider de me lancer et de partager mes expériences, mes états d’âmes avec vous…

Mais rappelez vous toujours une chose, lorsque j’exprime une opinion, je ne la donne jamais comme étant LA bonne mais juste comme étant la mienne! Toute critique est acceptée tant qu’elle reste fondée et constructive.

Bonne lecture à toute et à tous