Alors ces lingettes, dangeureuses ou non?

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Phénoxyéthanol. Mais qu’est ce que c’est que cette bestiole ?? Vous en avez certainement entendu parler récemment quand nos chers média français ont eu vent d’une vague histoire de lingette pour bébé qui serait toxique pour nos petits bambins.

Cette molécule est très utilisée dans l’industrie des cosmétiques et des produits sanitaires. En effet, il s’agit d’un biocide très efficace sur un certain type de bactérie (Gram négatif pour les connaisseurs), à plus forte concentration l’effet est tout aussi acceptable sur les autres types de germes.

Le phénoxyéthanol est couramment utilisé comme conservateur dans l’industrie pharmaceutique (vaccins, médicament administrés par voie cutané ou rectale), ainsi que dans les produits ménager, les cosmétiques. Il agit également comme anesthésique pour les poissons.

 

Une étude des toxicités a donc été demandé par l’agence national des médicaments et produits sanitaires. Il convient, en autre de tenir compte de l’exposition humaine journalière, en considérant que tout les produits cosmétiques utilisés au court d’une journée contiennent un taux de phénoxyéthanol proche de 1% ( recommandation du SCCS, 2006).

 

Au niveau cutané, le produit a montré un taux d’absorption in vitro proche de 60%. Concernant les produits rincés tel que les gels douches, le taux d’absorption est de 40%. Quatre volontaires ont été exposés à une crème contenant 1,2% de phénoxyéthanol et les résultats d’absorption varient entre 8,5% et 48% en fonction des individus.

 

La majorité des études sur le phénoxyéthanol ont été réalisé sur le rat et le lapins :

 

Au niveau cutané, le phénoxyéthanol montre une toxicité relativement importante chez le lapins, il s’agit d’un érythème persistant jusqu’à 3 jours après application d’un patch contenant 2ml/kg de phénoxyéthanol.

Toujours chez le lapin, le produit montre une forte toxicité au niveau oculaire, avec une opacité de la cornée, une uvéite, une rougeur de la conjonctivite avec des cloques sous la paupières que le produit soit rincé ou non avec 0,1ml de produit pur.

 

La toxicité du produit par voie orale montre, chez le rat, une perte de poids malgré un appétit constant.

Plus en détails, en cas d’exposition répétée au phénoxyéthanol, il se produit une hémolyse (destruction des globules rouges) avec anémie régénérative. L’espèce la plus touché étant à ce jours, le lapin. Chez ce dernier, on observe, en plus de l’anémie hémolytique, la présence d’hémoglobine dans les urines, une atteinte des reins et de la rate ayant pour finalité la mort des lapins. Il y a donc une hémotoxicité prouvé du produit chez certaine espèces.

 

Il existe peu de donnée de toxicité chez l’Homme car peu d’études ont été réalisées :

 

Un patch teste a été fait sur 138 patients avec une solution de phénoxyéthanol à 10% et aucune réaction allergique n’a été observé. Ainsi la majorité des cas d’irritations rapporté suite à l’utilisation régulière de cosmétique doivent s’expliquer par le fort pouvoir irritant des solvants utilisés dans ces produits.

 

Concernant la toxicité neurologique, il existe deux publications médicales :

 

La première concerne le cas d’étudiant en médecine, qui, travaillant avec des organes conservés dans une solution à 1% de phénoxyéthanol ont présenté des signes tels que maux de tête et vertige (Froelich et al. 1984).

La seconde décrit les effets du phénoxyéthanol sur des employé de piscicultures qui utilise, de façon régulière, ce produits pour anesthésier les poissons. De cette exposition résulte des maux de tête, des difficultés de prononciations, ainsi qu’un état euphorique proche de l’ébriété. Près de 2 ans après la fin de l’exposition, certain signes persistent tel que : irritabilité, trouble de la mémoire et de la concentration. A ce niveau, les effets immédiat et retardé du phénoxyéthanol sont comparable à ceux des autres solvants organiques.

Cependant, cette dernière étude ne prend pas en compte les potentiels prises de drogues ou d’alcool, il n’est donc pas possible d’établir formellement le liens entre neurotoxicité et phénoxyéthanol. (MuBhoff et al. 1999).

 

 

En conclusion, malgré différent niveau de toxicité sur les différentes espèces animale et en s’appuyant sur l’étude commander par l’Agence National de Sécurité des Médicament et produits sanitaire, il n’est pas possible d’affirmer que le phénoxyéthanol est nocif, à la concentration de 1% pour l’Homme. Cependant, le principe de précaution devant s’appliquer, l’agence demande que, pour les produits à usage des enfants de moins de 3 ans, la concentration maximal autorisé passe de 1% à 0,4%. Il est également demandé de retirer cette molécule des produits pour les soins du siège tel que les lingettes pour bébé.

J’espère que le contenu de ce billet n’aura pas été trop indigeste. Et vous ? Q’utilisez vous pour les soins des fesses de vos loulous ?

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