Archives Mensuelles: octobre 2012

Maman travaill(ais)

Par défaut

Avant je vivais pour travaillé

Il fût un temps où j’étais jeune, enfin un peu plus jeune. Un temps où mon métier me passionnait… Un temps où pour moi, être technicienne de laboratoire en analyses médicales, c’était le plus beau métier au monde.

Prélever les patients et papoter deux minutes avec eux, les rassurer, leurs remonter le morale quand on peux. Puis après avoir passé plusieurs heures à leurs contact, passer de l’autre côté. Préparer mes machines et mes contrôles de qualités. Et c’était parti pour plusieurs heures avec mes machines pour effectuer mes analyses! A l’époque, je ne voyais pas un tube avec un « prélèvement », je voyais une petite part de mon patient qui allais me révéler si tout allais bien pour lui. Il m’arrivait souvent de regarder un résultats en me rappelant « Ah oui c’est vrai il m’a dit qu’il avait un petit rhume en ce moment ça explique ses résultats »… A ce moment la, le patient était lié à son tube, à son résultats. C’était un patient, pas un client.

Puis vint le temps des regroupements…

Puis le monde du laboratoire à changé. En moins de 6 ans, le métier à évoluer et je ne saurais dire si c’est en mieux ou en mal, juste que cela ne me convient plus. A mes débuts, quasiment tout les laboratoires travaillaient plus ou moins seul et sous-traitaient quelques analyses. Entre temps, une loi est passé obligeant les laboratoires à passer une accréditation qualité pour pouvoir rester en activité. je doit avouer que cette démarche qualité va permettre d’éliminer bien des laboratoires au pratiques plus que critiquable. Malgré cela, dans un but d’économie, voire de survie, la majorité des laboratoires doivent maintenant se regrouper pour passer le cap de l’accréditation. Dorénavant, les prélèvements sont fait dans un laboratoire et analysés dans un autre.

Voila comment depuis 3ans je passe mes journées à prélever… Uniquement à prélever… Et sans que je m’en rende vraiment compte, mes patients chéris sont devenus des clients, et moi je suis devenue une machine à piquer.

Et elle est arrivée

Quand pepette est venue au monde, elle a tout bouleversé: ma vie, mes habitudes, mes certitudes.
Avant elle, je me disais que je changerais de profession quand j’en aurais l’occasion, que pour l’instant j’avais un CDI et qu’importe mes états d’âmes…

Après mon congé maternité, il a bien fallut y retourné dans cet endroit où tous on perdu la foi en notre métier. Il a fallut trouvé une nounou, que ma fille a adoré mais qui est parti, elle aussi, en congé mater’.

Ce fût le début de la fin pour ma carrière! Je pensais avoir trouvé une nouvelle nounou et à la place j’ai eu une « Nounulle »(c’est pas de moi mais il m’est arrivé exactement la même chose http://www.working-mama.fr/au-bureau/nounulle).

Mais il fallait travailler, ramener de l’argent pour la Pepette (bon ok pour nous aussi)… Travailler pour un salaire, sans reconnaissance aucune, angoisser de savoir la Pepette malheureuse en proie à une nounulle… Et craquer.

Et un jours…

… Une journée parmi tant d’autres, une journée strictement comme toutes les autres avant elle, une goutte d’eau à fait déborder le vase. Et j’ai dit STOP! Stop à cette angoisse de laisser ma fille à une femme inconnue qui lui fera peut être du mal, stop de travailler pour ramener de l’argent juste comme ça sans conviction.

Je veux être soignante. J’aime les gens et en prendre soin… Alors sans même y réfléchir je mets en action un projet que j’ai rêver sans jamais oser le faire mais ma fille me bourre de courage alors vais travailler dur et cette année je passe le concours infirmière… Même si cette décision est lourde en conséquence, je ne peux plus rester ainsi à regarder les années passer. Je veux que ma fille soit fière de moi alors je prend mon avenir en main.

Au 15 décembre, je ne serais plus technicienne de laboratoire, je serais maman au foyer et je l’espère future infirmière.

Un atroce sentiment de malaise

Par défaut

Depuis plusieurs mois maintenant, un sentiment de malaise m’envahit quand je vois les regards biaisés qui se pose sur notre duo Mam/Pepette… Je suis, il paraît, trop présente, voire envahissante…Certains disent même depuis mon envie de couche lavable, que je suis régressive. Peut être, et alors?

Il faut garder en tête, que, la crapule et moi, ça va faire trois semaines, qu’on a pas le bigouden en chef avec nous (comme dit renaud « c’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme »). Elle est tout ce que j’ai et je suis tout ce qu’elle a. Mais pourquoi juger l’éducation que je donne à ma fille!

Je n’impose à personne de reproduire mon schéma  même si j’aime débattre et argumenter mes opinions, je ne vais pas lyncher une biberonante (bon pour les portes bébé Babybeurk peut être…), alors qu’on me laisse tranquille.

Oui ma fille passe avant moi, bien sure qu’elle passe avant moi, encore heureux! Donc oui d’ici quelques jours je démarrerais mon aventure couches lavables, oui je vais nettoyer des couches toxiques (voire nucléaires…) pourquoi? Pour éviter que les couches jetables (qui coûtent une petite fortune), ne mettent les fesses de la crapule a sang pendant les poussées dentaires. Et au passage, adieu les lingettes, bonjours liniment fait maison.

Pourquoi me reprocher d’être trop à l’écoute de mon enfant, comment peut on être « trop » à l’écoute???

Je tiens à préciser que mon enfant n’est absolument pas « scotché » à moi en permanence comme beaucoup le crois! Elle joue, danse, chante… 

Je ne devrais pas avoir peur de donner mes directives éducatives, mais j’ai encore du mal à m’imposer… Peur d’être regarder comme un OVNI, d’être traiter d’excentrique, car c’est connu, si « on a toujours fait comme ca » c’est forcément la bonne méthode non?

Je ne dit absolument pas que ma méthode est la bonne, mais c’est mon enfant, et je tiens à ce qu’elle soit élever selon mes principes, elle a faim? Et bien qu’elle mange! Elle ne veut pas dormir? Et bien qu’elle joue! Elle est fatiguée? Et bien qu’elle dorme! Rien a faire que ce ne soit pas l’heure où que cela n’arrange pas intel ou bidule! C’est à nous, adulte, de nous adapter à elle…

Pas le contraire…Image