Archives Mensuelles: septembre 2012

une mort pour une naissance?

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On en entend des phrases qui nous énerve lorsqu’on est enceinte mais celle ci est bien la pire…

Aujourd’hui j’ai envie de te parler de lui, du parrain de Pepette, du petit frère du bigouden en chef qui nous a quitté le 11/08/11, trois mois jours pour jours avant la naissance de la plus belle merveille du monde.

Je vais même te donner son prénom: Benjamin, 20 ans à peine et tout pour plaire, courageux, beau gentil serviable, des amis par centaines et une chérie absolument géniale, mais cela n’a pas suffit à le garder parmi nous. Des yeux à faire fondre un radiateur et un sourire qui faisait tournée la tête de toutes les nanas.

Mais c’était son choix et notre devoir maintenant c’est de respecter ce choix, malgré la peine et le chagrin. Plus d’une année a passé depuis son départ et un poids se forme toujours dans mon estomac en pensant à lui… Des larmes qui restent bloqué dans mes paupières sans réussir à en sortir.

Lui qui était tellement fière à l’annonce de ma grossesse n’en verras jamais le résultats, et ma fille ne connaitra jamais le son de sa voix, ses intonations, son rire.

Et pourtant ils se ressemblent tellement… Ils ont le sang fort dans la famille. Pepette fronce les sourcils comme son parrain, pour faire la dure, mais ça marche pas (comme son parrain). Une vraie tête brûlée! plus elle tombe plus elle recommence, comme il l’a fait pendant longtemps.

Mais cette phrase « une mort pour une naissance » c’est affreux, c’est culpabilisant. C’est faire croire à la future maman que si son bébé n’était pas la, l’être proche ne serait peut être pas mort. C’est rabaisser la maman, lui donner honte d’être enceinte.

La mort par elle même gâche la grossesse, aucun besoin d’en rajouter.

Ton odeur

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A ta naissance, ma fille, nous nous sommes reconnut sans avoir besoin de nous présenter. Je connaissais déjà ton odeur, et tu connaissais la mienne. La magie a opéré toute seule et ton odeur est devenue mon essence de vie, j’en ai besoin.

Depuis tes premières heures jusqu’à ce jour, je hume ton parfum le plus souvent possible. De ton côté,je sais que tu fait la même chose quand tu enfouis ton visage dans mes cheveux ou que tu n’accepte aucun vêtement qui t’empêcherais de coller ta figure contre ma peau…

C’est animal, quand je te récupère chez ta nounou le soir, je sent que ton odeur a changé au court de la journée et cela me gêne. Vraiment. Je ne tolère que l’odeur de ton père car c’est un peu la tienne et, quelques part, un peu la mienne aussi. Mais cette autre odeur, celle « des autres » gens, des « autres meutes », celle odeurs la, je ne l’aime pas sur toi, car tu es MON bébé, MA petite…

Et je sais que l’absence de mon parfum te déranges tout autant, quand mon pull fétiche devient ton doudou. Quand tu ne te t’apaise que en te blottissant contre ce vieux polaire usé jusqu’à l’os que je n’arrive pas à jeter. Quand tu pleurs à m’en déchirer le cœur si tu ne reconnais pas ses parfums étranger en mon absence.

Ton odeur, ma filles, c’est le meilleurs parfums au monde, c’est ma bouffée d’oxygène, mon rayon de soleil.

Tu es mon rayon de soleil.

récit d’une fin… ou d’un début

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Tout a commencé tôt, très tôt même, à 26 SA, un choc psychologique, je dirais presque un état de choc, une mort…Ton parrain… Un manque de sommeil, le stresse, mes premières contractions arrivent, et après l’avoir perdu lui j’ai peur de la perdre elle. Mais le bigouden en chef, malgré sa douleurs et son chagrin, il a tout fait pour qu’elle reste au chaud encore quelques mois… Sous monitoring, à l’hôpital il lui a parler lui a murmuré des mots de papa et je me suis émerveillé de leurs relation qui commençait déjà. Les contractions sont parti comme elle sont venues.

A 34 SA, c’était reparti pour un tours! Le ventre dur et moi dans le brouillard le plus complet, j’arrive la bouche en cœur à la maternité ne croyant surtout pas à un début de travail, et puis de toute façon le bigouden est en mer donc c’est pas pour cette nuit! Et je suis têtue tu peux me croire car NON je n’accoucherais pas ce jours là! Pourtant les contractions sont restées, 4 ou 5 par heure… pendant 3 semaines, je te rassure hein je les sentais à peine, je suis pas resté à souffrir le martyre!

Comme je te l’ai déjà dit il y a quelques temps, mon placenta étant calcifié, et la pepette relativement pressée de voire le jours, je devais me rendre tout les 2 jours à la maternité pour un contrôle monitoring… Logique…Avec un col mou et dilaté de devoir faire 60km aller retour toutes les 48h… Mais bon, admettons…

Admettons que le bigouden en chef est en mer 5 nuits par semaines et que, évidement la conduite m’est dorénavant interdite (repos strict qu’ils disaient…) la solution? Maman à la maison, et je sais franchement pas si c’est la solution ou le début d’un nouveau problème ça…Mais bon, admettons…

Et le 11 novembre 2011 est arrivée, jours où  le sort à bien fait son boulot. Jours où le bigouden était en week end et ma mère était ailleurs… Jours où suite au monitoring et a ses nombreuses contractions affichée, le sage femme (bah oui pas LA sage femme bien LE sage femme), ce gentil garçon que je l’aime de tout mon coeur, lui s’est intéressé à moi, pas juste à mes contractions et au rythme de pepette, à moi, a cette fatigue accumulé depuis mes 26SA, à mes douleurs, à mon mal être de femme enceinte jusqu’au oreilles et à ma peur de la perdre à cause de mon satané placenta!  Car non, je ne suis pas bien enceinte, je suis atroce enceinte! J’ai mal partout, tout le temps, je suis une grognasse de la pire espèce! Je suis décérébré et mal dans ma peau (ma grosse peau)…

Alors quand se brave homme m’a dit: « ça vous dit d’accoucher aujourd’hui? », j’ai cru que j’allais le demander en mariage! Et la perfusion d’ocytocine a été posée.

Bien sur avec le recul j’aurais préféré avoir mes vraie contraction sans une aide médicamenteuse, mais même avec tout ce que je sais et mon gout actuelle pour le naturel, je crois que j’aurais accepter car vraiment je n’en pouvais plus.

C’est ainsi que finit ma grossesse et que commence sa naissance…

Une heure plus tard on me perçait la poche des eaux car le travail ne se lançait toujours pas (même en intra utero ma fille ne sais pas ce qu’elle veux…) et la, le VRAI travail a commencé, et en effet, ces contractions la je risquais pas de les confondre avec les autres! Et pendant que je souffrais (en silence en repensant à ma sophrologie) le bigouden lui se commandait tranquillement un petit Mc Do auprès de la famille qui commençait a arrivé en bas de la mater, comme ça ouais, peinard… Pour la peine ma fille arriveras avant le Mc Do! Bien fait!

On me poseras la péridurale après 2h30 de forte contractions. Je sais maintenant pourquoi j’ai choisit la péridurale avec tout ses inconvénients, j’avais peur. Peur de souffrir, de ne pas être assez forte, de ne pas être à la hauteur.

Heureusement pour moi le travaille ne s’est pas ralenti avec la péridurale, bien au contraire, 2heures après les douleurs revenaient dans tout mon côté droit, mais avant de rappeler l’anesthésiste, on m’examine. On voit ses cheveux (et elle en a beaucoup d’ailleurs!).

J’ai poussé 20 minutes et je l’ai attrapé pour aider sa venue au monde. Son père a tout vu, tout fait, tout soutenue. On m’annonçait un bébé chétif, elle est toute potelée, splendide, radieuse avec des lèvres toutes jolie bien roses.

Quelques minutes plus tard première mise au sein, une vraie championne. Elle a trouvé toute seule la bonne position et nous resterons ainsi plus de trois quart d’heure. Mon regard est collé à elle et je sais déjà que se sera ainsi tout le restant de ma vie…

Je suis Maman…