lettre à ma fille

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Ma fille,

Il y a 18 mois, ma vie a changé, comme ça d’un coup d’un seul. Il y a 18 mois j’apprenais que tu avais décidé de venir faire une petite colloc’ de quelques mois avec moi ou plutôt, à l’intérieur de mon ventre… Une belle surprise.

En quelques heures à peine, tout mon univers s’est bouleversé. Moi la tête brulée, je suis devenue vulnérable… Attention, pas une petite chose frêle et délicate (la délicatesse, c’est vraiment pas mon truc), mais j’avais peur de tout, d’une chute qui te ferais du mal, d’un aliment qui te ferais du mal… Bref, alors que tu n’étais encore que des cellules en division, j’avais déjà peur pour toi.

Puis petit à petit mon corps à changer, pendant que toi tu prenais de plus en plus de place. Franchement, ma fille, la grossesse c’est pas drôle… Alors que mon corps de déformais et que toutes mes articulations me faisait mal chacune leurs tours, toi tu prenais un malin plaisirs à me torturer de l’intérieur « oh c’est quoi ça? Un estomac? Et si je m’en servais de sac de boxe? »…Merci ma fille…

Je voulais te dire aussi que je suis désolé de tout le stresse que tu as dût ressentir dans ton petit nids qui aurait pût être plus douillet. Mais bon tu sais les hormones, tout ça… Et puis ton père, le pauvre, il a pas bien compris tout ce qui nous arrivait à nous! Après tout on partageais un corps toi et moi forcément on se comprenais assez bien! Lui en dehors, il a tout subit! Je n’ai pas été très facile tu sais. Et ton père, il voyait que j’avais du mal avec tout ces changements, mais que voulais tu qu’il fasse? Tu sais pas? Et bien moi non plus… Alors il a été patient autant qu’il pouvait l’être en attendant ton arrivée.

Et puis tu nous a fait peur aussi! plusieurs fois! Tu as voulus sortir tôt, très tôt mais aussi trop tôt! 25 semaines d’aménorrhée! Non mais oh! Rend toi compte un peu! Mais je te comprend… La mort de ton parrain tu l’as ressenti comme moi… Ne t’inquiète pas, ma fille, ton père et moi on te parlera toujours de lui, et de la où il est, il veille sur toi.

A partir de ce moment la tu n’as pas arrêté de vouloir sortir! Mais j’ai réussi à te tenir au chaud presque jusqu’à la fin, alors que pourtant la colloc’ interne, franchement c’est vite compliqué! Et depuis je émerveille devant ta frimousse, tes mimiques et ton caractère! Tu n’es pas bretonne pour rien!

Voila ma fille, juste quelques petites lignes pour te raconter ton début de parcours, notre parcours à tout les trois… Toi la seule personne à pouvoir me griffer, me tirer les cheveux, me baver dessus (ou plutôt me noyer dans la bave!). Je t’aime ma fille.

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